Vital N’Simba a fêté sa première sélection avec le Congo par une qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations. Juste récompense pour un défenseur qui n’en finit pas de monter. Rencontre avant la réception de Laval vendredi (20h).

Pour ta première sélection contre la République centrafricaine, tu as participé à la qualification du Congo pour la CAN. Un grand moment ?

C’était la première fois pour moi. Quelque chose d’énorme et de très beau à vivre. En plus, j’ai pu revoir une partie de ma famille qui vit toujours là-bas. C’était particulier et émouvant. On est parti de Lyon direction Bruxelles où j’ai retrouvé une douzaine de sélectionnés qui évoluent en Europe. Ensuite, on a rejoint le Congo. J’ai été super bien intégré. Tout s’est déroulé comme dans un conte de fées pour moi, même si je n’ai pas eu l’opportunité de jouer. J’étais remplaçant et ce n’est déjà pas mal. D’autres sont restés en tribune. C’était un match à enjeu, on n’avait pas le droit à l’erreur et la Fédération avait mis la pression. On a joué devant 80 000 supporters. Franchement je n’avais jamais vu ça. Même aux entrainements, il y avait 10 000 personnes !

Quel est le programme maintenant ?

L’objectif de la Fédé c’est la qualification pour la prochaine Coupe du monde. Ça commence en octobre contre la Libye et je suis présélectionné. On jouera également la Guinée et la Tunisie. Ensuite, on disputera la Coupe d’Afrique des nations au Gabon en janvier-février. J’espère en faire partie. C’est un événement équivalent à l’Euro pour nous les Africains.

Tu aurais tout aussi bien pu porter le maillot de l’Angola ?

La moitié de ma famille est en Angola, l’autre au Congo. J’ai pu revoir pas mal de gens à Kinshasa dont ma grand-mère paternelle. C’était seulement la 3e fois que je venais au Congo. Je suis né en Angola avec qui j’aurais pu être sélectionné. Mais la Fédération n’a jamais donné suite aux demandes de mon père. Et le Congo s’est présenté, c’est une des sélections émergentes du foot africain.

A 23 ans, tu as déjà bourlingué…

Je suis arrivé en France, à Toulouse, à 6 ans avec mes parents qui avaient demandé l’asile politique. On a d’abord vécu chez le grand frère de mon père, puis en foyer, pas loin de Bordeaux. C’est là que j’ai débuté le foot à Villenave d’Ornon. Ensuite, on a enfin eu nos papiers et une maison à Bordeaux, à la Bastide. J’ai joué là-bas deux ans dans un club de quartier. Puis j’ai fait des essais aux Girondins, avant d’intégrer le centre de formation jusqu’en CFA. Mais je n’ai pas signé pro là-bas. Je suis donc parti à Guingamp, où j’ai joué un an en réserve. Je devais ensuite signer à Strasbourg, mais je me suis finalement retrouvé à Luçon, en National. C’est là que Bourg m’a contacté.

Et c’est avec Bourg que tu as découvert la Ligue 2…

Moi, je ne doute jamais. Je crois en moi. Quel que soit le niveau où je joue je m’adapte. C’est un peu à l’image de l’équipe l’an dernier. Après quelques matches, on s’est tous mis au diapason et on a réussi une très grosse saison. A 90% on découvrait le monde professionnel, on était insouciants. Cette année, il faut juste un peu de temps pour digérer les changements et permettre aux nouveaux de s’adapter. Mais je ne doute pas un instant, on va y arriver.

Tu es un défenseur très offensif. Quels sont tes objectifs cette saison ?

A la base, je suis attaquant. J’ai commencé à reculer et à jouer « 8 » à 16 ans, puis derrière en CFA. Comme j’ai toujours été offensif, je continue, même en jouant latéral.  Le poste demande beaucoup d’efforts pour monter et distribuer de bons ballons. Mais ça me convient très bien.  On veut assurer le maintien bien sûr, et je suis persuadé qu’on peut faire partie des 10. A titre personnel, j’aimerais devenir le meilleur latéral gauche de Ligue 2, je vais continuer à travailler pour ça. Avec la sélection, j’espère être appelé le plus possible, même si je n’en fais pas une fixation.

Je me focalise d’abord sur mon club.#fbbp01#Rdcongoleopardsfoot.com#

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