Riffi Mandanda est officiellement retenu au sein de l’Equipe Nationale de la République Démocratique du Congo dans le cadre des Eliminatoires de la 32e édition de la CAN, « Gabon 2017 

 

Riffi, tu es sélectionné avec le pays d’origine de tes parents, la République Démocratique du Congo. Que ressens-tu?

Ca me fait tout à fait plaisir. Quand Titi (Debes, entraîneur des gardiens acéistes, ndlr) me l’a annoncé, quand j’ai vu tout ce que le peuple congolais disait de moi sur les réseaux sociaux, ça m’a rendu heureux. Je n’aurais jamais pensé être un jour retenu, je suis vraiment touché.

Tu es né et a grandi en France mais tes parents sont d’origine congolaise. Qu’éprouves-tu pour ce pays?

Je ne me suis encore jamais rendu là-bas mais, depuis tout petit, j’entends mes parents parler le lingala (*) entre eux. On regardait des sketchs congolais en DVD. Je comprends et parle très bien cette langue. Je connais toutes les musiques à la mode dans le pays, etchez moi, on mangeait souvent du Mpondu (**). (Il sourit). Il ne me manque plus que d’aller au Congo. Evoluer sous les couleurs est une fierté.

Si je te demande quel est ton gardien de référence, tu vas me répondre Steve Mandanda?

Et comment!  Mon frère est mon gardien de référence. C’est un portier complet. Mais j’aime bien aussi Gigi Buffone, ce qu’il fait depuis des années. Mais mon exemple, oui, c’est Steve.

Tu es issu d’une fratrie de quatre portiers. Vous devez beaucoup parler de ballon lors des repas de famille?

Mon père est ceinture noire de judo, donc on peut parler aussi de judo (rires). J’ai un oncle paternel qui est un très bon gardien de but au Congo. En fait, dans le foot, mes trois frères et moi nous nous sommes suivis les uns les autres. Les gants ont beaucoup tourné chez nous.

 Tu es arrivé à l’ACA en juin 2015, comment analyses-tu ton évolution?

Avant d’arriver à Ajaccio, j’ai été prêté souvent prêté et j’ai connu beaucoup de villes: Tarbes, Caen, Compiègne, Uzès, Poiré-sur-Vie. Ici, j’ai trouvé ma stabilité, je joue, je me construit en tant que joueur. A l’ACA, tout le monde est à l’écoute, le président, le coach, le staff technique. C’est une chose que l’on ne trouve pas partout. Je pense avoir beaucoup progressé sous la conduite de Titi Debes.Il m’a tout de suite analysé et me connaît bien Avec lui, j’ai beaucoup travaillé mon jeu aérien et mon jeu au pied, ainsi que la concentration. S’il m’arrive d’avoir un coup de moins bien, Titi trouve toujours les mots pour me relancer.

On dit souvent qu’avec attaquant, le poste de gardien de but est un « poste de fou ». Qu’en penses-tu?

Moi qui ai toujours été gardien, pour moi, c’est un poste normal. Attaquant, oui, c’est un poste de fou (rires). Je suis quelqu’un qui ne lâche jamais. Affronter les difficultés, surmonter des obstacles, ça ne me fait pas peur. Ca fait grandir, ça forge.#V.Cotoni#Rdcongoleopardsfoot.com#

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