depuis qu’il a filé à l’anglaise, en août 2016, le pur produit du centre de formation du FC Metz a rapidement démontré qu’il avait plus d’un tour dans sa manche. « L’intégration s’est parfaitement passée , assure-t-il. Nous avons rapidement trouvé une maison avec, comme voisin, un autre joueur de QPR. Dans un premier temps, il m’emmenait à l’entraînement et m’a fait découvrir des coins sympas pour manger ou passer du temps en famille » dans l’ouest de Londres où les Ngbakoto ont désormais leurs habitudes. « Pour ma femme, ça a été un peu plus compliqué de quitter son cocon mosellan. Mais elle a aussi trouvé ses repères. »

« Dans le vestiaire, l’accueil a été également super , poursuit-il. Je m’y suis senti à l’aise très vite. Ça m’a fait penser à mes débuts chez les pros à Metz avec ce même esprit familial et ouvert. » La langue ? « Je me débrouille un peu mais je me suis vite aperçu que ce qu’on apprenait à l’école en France n’était pas très utile au quotidien. J’ai suivi des cours et aujourd’hui je m’exprime et comprends plutôt bien. » « Mais , reprend le jeune papa dans un large sourire, mon fils, qui est scolarisé, parle l’anglais mieux que nous… »

« C’était très émouvant »

Mais ces dernières semaines, Yeni Ngbakoto n’a pas seulement découvert les charmes de la vie londonienne. Il a également renoué avec ses racines congolaises par le biais de la sélection de la République Démocratique du Congo, le pays de ses parents. « J’y pensais déjà lorsque j’étais à Metz , souligne-t-il. En août dernier, j’ai même été présélectionné mais j’ai dû décliner car je devais gérer mon transfert à QPR. » Qu’importe, quelque temps plus tard, il a fait ses valises pour mettre « en ordre ses papiers afin d’être sélectionnable ». « J’ai quitté le pays très jeune, vers 4-5 ans, et le fait de revoir des membres de ma famille après tout ce temps, c’était très émouvant. »

Retenu par Florent Ibenge en mars pour affronter le Kenya, il inscrit son premier but, début juin, face au Botswana. « Porter ce maillot, c’est vraiment très particulier car c’est le  pays de mes parents, assure-t-il. Pour la mémoire de mon père, récemment décédé, c’était aussi très important pour moi. Je crois que c’est nécessaire de se souvenir d’où on vient. Et si le foot peut m’apporter ça… »#J-S.G.#rdcongoleopardsfoot.com#

 

 

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