L’entraîneur principal des Aigles de Carthage, Nabil Maaloul, affirme avoir été malmené par les Congolais 75 minutes durant, malgré le score de parité (2-2) qui a sanctionné le match RDC-Tunisie le mardi 5 septembre dernier, au stade des Martyrs de Kinshasa. Réagissant lors de la conférence de presse d’après match le même soir,le sélectionneur tunisien a reconnu que le renversement de situation inattendue de ses poulains, en seulement deux minutes, est dû au fait que les Congolais ont cru très tôt en la victoire, alors qu’il y avait encore une quinzaine des minutes à jouer. 

Juste après le choc de la 4ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018 entre la RDC et la Tunisie (2-2), plusieurs voix se sont levées pour expliquer « ce qui a poussé les Congolais à laisser filer leurs chances de qualification ». Parmi elles, le sélectionneur principal des Aigles de Carthage. 
Pour ce coach, le renversement des résultats du match n’est pas la faute de Florent Ibenge, mais plutôt des joueurs. « Ils ont cru trop tôt en la victoire, alors qu’il y avait encore un bon quart d’heure à jouer pour espérer aller en Russie l’année prochaine », a clamé l’entraîneur tunisien. 
« Le vrai problème est que nos amis congolais ont cru un peu tôt en la victoire. Et ce n’est pas du tout la faute à l’entraîneur. Ce sont eux-mêmes les joueurs car, j’observais le coach quand il a effectué des changements adéquats. Mais, heureusement que cela ne lui a pas profité. Ce qui nous a permis de piquer ». 
« C’est une victoire ! Il faut la fêter, mais il faut vite oublier, car bientôt, c’est un autre match très difficile qui s’annonce contre la Guinée. Rien n’est encore joué ni pour nous, ni pour les Congolais. Nous avons certes une avance de 3 points, car ça se jouait entre la RDC et la Tunisie. Mais jusque-là, rien n’est encore scellé de deux côtés », a lâché le coach tunisien face à la presse congolaise.

” JE M’ATTENDAIS A AUTRE CHOSE EN VOYANT CE PUBLIC “

Pour Nabil Maaloul, la RDC a des excellents joueurs. Si au début, les Léopards ont mis mal à l’aise son dispositif, le onze tunisien n’a pas paniqué, car ses joueurs sont préparés à tout type de scénarios, comme ce fut le cas lors de cette explication très décisive pour la qualification.
« Moi j’ai l’habitude de préparer mes joueurs sur tous les scénarios possibles. Nous pouvons marquer à n’importe quel instant du match, tout comme ça peut nous arriver d’encaisser à n’importe quelle minute de la rencontre ». 
« Moi j’ai fait mes calculs, mon ami a fait les siens. Et donc voilà ! J’ai changé ma stratégie de jeu, après avoir vu l’équipe type du Congo et les changements qu’il y avait sur le banc de touche. Normalement, je devais jouer avec trois joueurs dans l’axe, mais j’ai préféré avancer mon axial à la médiane. J’ai aligné des joueurs plus techniques pour garder trop longtemps le ballon », déclare-t-il.
« La RDC nous a fouetté dès le début du match par une balle arrêté, alors que nous les avions bien préparé, même avant le match de vendredi. Car, nous savions très bien que c’était là l’un des points forts de cette équipe des Léopards ». « La domination des Léopards a suivi jusqu’en deuxième mi-temps. Il y avait un excès de zèle, côté tunisien qui n’essayait pas, malgré nos moyens techniques, de s’imposer. Nous avons rectifié le tir en incorporant un milieu de terrain très technique, qui est Bedri. Malgré le score (2-0), nous sommes revenus au score en fin de rencontre », se réjouit le technicien tunisien, avant de signaler qu’il s’attendait à autre chose de la part des Léopards au regard du soutien dont ils bénéficiaient de la part de leurs supporters.
« Avec ce public d’aujourd’hui, j’ai cru que la RDC allait rentrer sur le terrain avec une vitesse de mille à l’heure et non à cent à l’heure. Malheureusement, elle a voulu minimiser l’efficacité tunisienne dans le petit quart-d’heure qui restait », s’est étonné le coach tunisien. 

LA RDC MERITE DE JOUER LA COUPE DU MONDE 

Selon le spécialiste de cette formation d’Afrique du nord, le 11 national Congolais possède les atouts nécessaires pour jouer le mondial. Cette équipe est constituée des joueurs pétris de talent. « Tout d’abord je vous félicite pour cette équipe nationale qui mérite d’être en Coupe du monde. Elle a des individualités très exceptionnelles. Nous, en Tunisie, nous n’avons pas cette chance d’avoir des joueurs qui évoluent dans de grands clubs européens, et dont la plupart joueront l’UEFA Champions League. Mais, la chance pour nous est seulement le fait que nos joueurs jouent la version africaine de cette compétition chaque année ». 
« C’est d’ailleurs ce qui a motivé mes choix des joueurs. L’expérience de l’Afrique. C’est vraiment important, bien que votre Vita et TP Mazembe nous emmerdent tout le temps », a lâché l’entraîneur des Aigles de Carthage.

DES POINTS A AMELIORER 

L’adversaire de banc de Jean-Florent Ibenge a, par la même occasion, révélé ce qu’il considère comme des points faibles de cette équipe congolaise. « Bien que constituée à 90%des joueurs évoluant dans les championnats européens, cette équipe doit savoir que l’Europe est diffèrente de l’Afrique. Les terrains ne sont pas les mêmes. L’ambiance n’est pas la même. Le climat n’est pas le même. La préparation des matchs n’est pas non plus la même. Ce sont des facteurs importants. En gros, c’est une belle sélection, mais qui a des points faibles que nous avons bien exploités. Comme par exemple, dans la reconversion du passage offensive à la défensive où il y a une certaine lenteur ». « Mais, cette équipe congolaise est exceptionnelle dans la transition des balles. En seulement quelques secondes, vous parvenez, dès la défense à atteindre vos deux attaquants ou ailiers. J’ai été joueur, et aujourd’hui je suis entraineur, je n’ai jamais vu ça “, a conclu le tacticien de l’équipe nationale de Tunisie.#Bahati Kasindi #Rdcongoleopardsfoot#

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