Jordan Ikoko s’apprête à débuter sa deuxième saison avec l’En Avant Guingamp.

 

Jordan Ikoko, jugez-vous votre première saison à l’En Avant Guingamp réussie ?

J’ai signé à la base jusqu’en 2019, et j’ai prolongé d’une année, jusqu’en 2020. Quand tu es dans un club et que tu as un contrat de longue durée, tu n’as pas les mêmes ambitions. Cela enlève des craintes, et donne plus de sérénité.

Depuis le début de ta carrière, vous étiez plutôt abonné aux prêts. Quelles étapes avez-vous suivi ?

J’ai fait mes véritables débuts à Créteil. Cela s’est bien passé, avec Jean-Luc Vasseur, que j’avais eu en U16 au PSG. Puis, j’ai été prêté au Havre. Les six premiers mois se sont très bien passés. Puis, le coach qui me voulait (ndlr : Erick Mombaerts) est parti. Son successeur ne voulait pas spécialement de moi, mais on ne me l’a pas dit. Je n’ai pas trop apprécié. Le club était dans une autre optique, c’était au moment de l’affaire Mayol. Un peu du n’importe quoi. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe, j’ai aussi tiré du positif de cette saison-là. J’ai ensuite été prêté à Lens. J’y ai beaucoup joué, dommage qu’on n’ait pas pu monter, parce qu’on avait une très bonne équipe, avec Cyprien, Gbamin, Chavaria, etc.

Vous avez ensuite suivi votre entraîneur, Antoine Kombouaré, à Guingamp. Comment ce changement s’est-il fait ?
Quand le coach faisait des entretiens, il m’a dit que je pouvais jouer en L1. Il m’a ensuite pris avec lui. Il m’a appelé à la fin de mercato. Je voulais un transfert, le club aussi. Les négociations se sont bien passées. Le coach ne m’a pas garanti que je serai titulaire, mais Jonathan Martins-Pereira s’est blessé au début de la saison. Je suis devenu titulaire, et cela s’est bien passé.

Quelle est votre relation avec Antoine Kombouaré ?
On a une bonne relation. On s’entend bien. Je suis pas son chouchou, mais il me connait par coeur, et je le connais bien aussi. C’est quelqu’un qui sait dire ce qu’il faut quand il faut, et qui est resté très proche des joueurs. La porte est toujours ouverte, on peut lui parler quand on en a besoin. Il est toujours derrière les joueurs, même ceux qui ne jouent pas.

Vous êtes aussi deux anciens du PSG…
Lorsque j’étais en jeunes, il était avec les pros. Peut-être qu’il me connaissait déjà, je ne sais pas.

Avez-vous dans un coin de votre tête l’ambition de revenir un jour au PSG ?

Oui. Le PSG est le club qui m’a formé, et qui m’a tout appris. Je garde un petit espoir, mais je sais que ça va être dur car c’est devenu un club de classe mondiale.

Cette saison a aussi été marquée pour vous par vos débuts internationaux avec les Léopards de RD Congo. Comment s’est passée votre intégration ?

Très bien. Je connaissais des joueurs, surtout Neeskens Kebano, avec qui j’ai fait ma formation. Je connaissais aussi Youssouf Mulumbu et Marcel Tisserand. Le groupe mixe binationaux et joueurs évoluant en RDC. Il y a une très bonne cohésion, tout le monde s’entend bien dans cette équipe.

Florent Ibenge est pour beaucoup dans cette harmonie. Quel genre de coach est-il avec vous ?

C’est un très bon coach, qui sait faire la part des choses, bien mélanger, nous faire travailler et mettre l’ambiance. Il a du mérite, car il entraîne aussi un club en RDC. C’est parfois dur pour lui.

Quels souvenirs gardez-vous de cette première CAN ?

Je me rappellerai toujours de ma première sélection, avec toute ma famille, mes amis et tout le peuple congolais qui me regardait. J’ai fait un bon match en plus, c’était la cerise sur le gâteau (sourire).

Votre parcours vous laisse-t-il un goût amer, avec cette élimination en quarts de finale face au Ghana ?

Oui, c’est dommage. On n’est pas tombé sur plus fort que nous, mais sur plus mature et plus expérimenté.

La perte de Yannick Bolasie affaiblit-elle l’équipe en vue de la double confrontation face à la Tunisie ?

C’est une absence qui compte, il nous manque. Mais il ne faut pas se reposer sur un joueur. On va faire avec, on a bien fait à la CAN, on a bien fait dans les matchs de qualification. Si on gagne les 2 matchs, on est pratiquement qualifiés pour le Mondial. En tout cas, il ne faut pas les perdre.

La période n’est pas idéale pour des matchs aussi décisifs…
On va bien se préparer pour, chacun dans son club respectif. La Coupe du Monde, on en rêve !

Etiez-vous déjà allé en RD Congo précédemment ?

Non, jamais. C’est un beau pays. On sent bien que les gens adorent le foot, dès qu’on marche cinq minutes dans la rue. C’était émouvant cet accueil, je suis très content d’avoir fait ce choix.#Patrick Juillard#Rdcongoleopardsfoot.com#

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