Le sélectionneur national de la RDC a éclairé l’opinion publique sur les grandes questions d’actualité sportive.

 

La sélection nationale appartient à tous les Congolais. Quant à voir des nouvelles têtes rejoindre le groupe, ce ne sera pas une surprise, du fait qu’il y a de ceux qui arrivent à la fin de leur carrière, ce qui nécessite un remplacement, affirme l’entraîneur national.
Pour Ibenge Ikwange,  » il y a ceux qui se révèlent et ceux qui arrivent à la chute de leur carrière que nous devons automatiquement remplacer. Donc, dire que le nombre se limite là c’est faux. Par exemple, le jeune Meschack Elia qui s’est révélé au dernier CHAN. Actuellement, nous ciblons Nzonzi, Kakuta, Masuaku, Tshibola etc… qui ont des problèmes de double nationalité. Sachez que la sélection accueillera toujours ceux qui se montreront aptes à y jouer ».
Les préparatifs de ces tours qualificatifs tiennent comptent des moyens. Mais Ibenge dit ne pas être plaintif. Il a, par ailleurs, amené les amoureux du ballon rond à espérer le meilleur pour pouvoir améliorer jusqu’à atteindre le niveau souhaité. A voir les efforts consentis jusque-là, a martelé Jean-Florent Ibenge Ikwange, les difficultés dues au déplacement des joueurs locaux pour l’Europe seront aussi atténuées.

Le climat au sein du groupe s’est apaisé. Ni Meschack, ni Kimuaki n’ont rien volé. Bolasie appelle toujours Meschack « le Neymar du Congo ». 
« Sachez aussi que j’entends aussi comme vous des rumeurs sur un vol qui s’est produit dans le groupe, dont l’auteur serait Meschack, soutenu par Kimuaki. Et je tiens à rassurer qu’il n’y a jamais eu de vol parmi les Léopards », précise Ibenge.
« Concernant ces cas, souligne-t-il, Je me suis personnellement entretenu avec les personnes impliquées. Tout est clair : personne n’a volé personne,. 
Si Meschack n’a pas été à la COSAFA Cup, c’est juste parce que le TP Mazembe a retenu ses joueurs, tout comme il l’a fait avec Bolingi, Kimwaki et les autres. A en croire le numéro 1 de la sélection nationale, l’autre raison sur l’absence de ce jeune au dernier match contre le Madagascar, malgré sa présence à Antananarivo, est que Meschak n’a pas trop de temps de jeu dans son club. D’où, pour moi, l’un des critères de sélection est la compétitivité des footballeurs.
L’encadreur des Léopards dit n’avoir aucun intérêt à sélectionner les joueurs par sentiment.  » Je me base sur quatre critères, notamment la compétitivité, le niveau de productivité, la concurrence au poste et la vie dans le groupe. Je ne tiens pas trop sur le critère de l’âge. Il arrive que les joueurs ratent leur match. C’était le cas lors du match contre l’Angola avec Bolasie. Il n’est pas question qu’il n’ait pas obéi au fétichisme dont on parle ici. Si vous ne le savez pas, à part prier, il n’y a aucune autre pratique. Je n’ai qu’une phrase que je leur brandis avant qu’ils ne montent sur la pelouse : Aides-toi et le ciel t’aidera « , a-t-il répondu.

Le sélectionneur des Léopards a aussi évoqué la question de la philosophie ou l’identité de jeu imprimée aux Léopards de la RDC, ainsi que la gestion de son effectif. Florent Ibenge a été méticuleux en ce qui concerne la manière de jouer des Léopards depuis qu’il a pris l’équipe en 2014. L’on retient de son exposé que les Léopards n’ont pas vraiment d’identité de jeu, car l’équipe évolue. La philosophie de jeu est fonction des joueurs dont on dispose et qui ont été formés dans un schéma tactique, comme la Belgique par exemple dont les joueurs, depuis les sélections de jeunes, évoluent en 4-3-3. « La manière de jouer, c’est mon métier, je sais comment on peut évoluer en 4-3-3, en 4-4-2 ou encore en 5-3-2. Mais il faut avoir des joueurs formés dans ce sens afin d’avoir une identité propre de jeu. Nous avons des joueurs qui possèdent de styles différents de jeu. Et nous n’avons que quatre jours, délai accordé à la Fifa pour le regroupement d’un match officiel, pour mettre tout en place », a-t-il éclairci. La RDC, a-t-il dit, est riche avec des ailiers, mais elle fait face à une carence des milieux excentrés (qui ne sont pas des ailiers) qui peuvent coulisser et prendre part au travail de récupération lorsque l’équipe est dépossédée du ballon.

En clair, Ibenge a indiqué que le milieu de terrain congolais est à améliorer. Le depart de Makiadi (qui a pris sa retraite internationale) et l’absence du capitaine Youssouf Mulumbu (en manque du temps de jeu la saison passée à Norwich) ont affaibli ce secteur de l’équipe. Alors que Maghoma a semblé répondre à l’attente de l’équipe au milieu de terrain, mais s’il s’est récemment blessé. Disposant aussi du profil que nous cherchons, Rémi Mulumba  qui, non seulement s’est également rendu indisponible à cause d’une blessure, mais n’a plus eu du temps de jeu en club. En défense, un cadre comme Cédric Mongongu n’a plus été rappelé parce qu’il a connu des problèmes en club et n’a pas joué pendant toute la saison. Et le défenseur Joël Kimwaki de moins en moins prompt et court dans ces interventions, commence à accuser le poids de l’âge. Il faut donc reconstituer la charnière centrale de la défense. Il y a certes Zakuani, mais on n’est pas à l’abri des blessures ou pépins physiques. Ainsi, Chancel Mbemba qui couvrait le déficit au milieu de terrain a finalement reculé d’un cran pour occuper son poste de prédilection, la défense centrale.

Somme toute, a signifié Florent Ibenge, l’équipe se forme autour d’un noyau d’une trentaine des joueurs issue de la première liste de 107 joueurs présélectionnés publiée en 2014. « Plus la liste se rétrécit, plus la qualité s’améliore», a-t-il dit.

Il a poursuivi en disant que contrairement aux autres pays, nous n’avons pas des U20, U17 où puiser les jeunes et les adapter aux postes de ceux qui partent. Mais mon travail c’est de sélectionner ceux qui sont disponibles et essayer de produire des résultats positifs avec eux malgré leurs divergences dans le jeu. N’ayant pas de pépinières, je fais jouer chaque joueur à son poste et vous verrez les résultats avec moi « .

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