La délégation de la RDC est arrivée dans la ville d’Oyem depuis hier jeudi 12 janvier. C’est dans cette ville gabonaise que les congolais joueront dès ce lundi 16 janvier, leur tout premier match contre les Lions de l’Atlas du Maroc. C’est sera dans le cadre de la première journée de la phase des poules de la CAN-Total Gabon 2017. Cette dernière qui démarre déjà dès ce samedi 14 janvier avec l’explication qui mettra aux prises le pays hôte le Gabon à la Guinée à Libreville.

Les congolais ont foulé leurs pieds sur le sol du pays d’Obameyang par le vol direct de l’avion Camair (Cameroun). Ils ont transité par Libreville avant d’atteindre Oyem. La raison est toute simple. L’aéroport de cette ville étant trop petit, ne peut accueillir les avions du type qui transportait la délégation congolaise. Ainsi Ibenge et son groupe étaient obligés d’atterrir d’abord dans la capitale gabonaise où elle était attendue par le président de la Fecofa Constant Omari.
Après la nuit du mercredi 11 à jeudi 12 passée à l’Hôtel Radisson Blue, les congolais ont repris la route dans l’après-midi en partance pour Oyem. C’est là qu’ils cohabiteront avec toutes les sélections logées dans la poule C, notamment le Maroc, la Côte d’ivoire et le Togo.

PLUSIEURS DIFFICULTES MAIS LA MOTIVATION RESTE AU TOP
Ce matin déjà, les congolais ont vu le soleil se lever àOyem. Et c’est aussi aujourd’hui que les poulains de Jean Florent Ibenge se mettront en connaissance de leur terrain d’entraînement et autres matériels mis à leur disposition question de bien se préparer pour chaque match, a expliqué le coordonnateur de l’équipe nationale Théobald Binamungu.
Après avoir passé une dizaine des jours au centre d’excellence de la CAF de Mbankomo au Cameroun, le technicien congolais semble finalement avoir enlevé la mauvaise herbe dans son champs. En témoigne d’ailleurs les multiples manœuvres collatéraux entrepris par lui-même avant, pendant et après le processus de sélection des 23 joueurs de son choix.

SACRE BOLASIE ABSENT
Tout a commencé avec la blessure de Yannick Bolasie en novembre dernier. La vedette d’Everton a été victime d’une contusion lors d’une rencontre de Premier League. L’incertitude des congolais de défendre le statut de favoris leur accordé à cette CAN s’est montrée au grand jour. C’était lorsque après opération, ce joueur sur qui reposait l’espoir de toute la RDC lors de cette compétition, devra attendre 12 mois pour rechausser à nouveau ses crampons. Un temps qui inclue la période du 14 janvier au 5 février. Ayant des solutions à tout, Jean Florent Ibenge a rassuré l’opinion sportive congolaise en ces termes : « Nous puiserons dans le réserve congolais pour remédier à ça ».
Un autre problème est arrivé après la publication de la liste des présélectionnés. Sur les 31 convoqués, le Coach n’a eu qu’à rassembler 8 locaux. Les autres très occupés par leurs clubs respectifs qui jouaient encore leurs championnats, n’ont rejoint le groupe que plus tard. Comme il le dit toujours, il a fait.  » Je ne travaille qu’avec ceux qui sont disponibles « . L’entraineur de la RDC a commencé avec son maigre effectif de 8 joueurs locaux seulement. Pour ça, il fallait quitter le pays pour un stage bloqué au Cameroun pour le centre d’excellence de la CAF à Mbankomo.
Là aussi, les choses n’ont pas été faciles. L’équipe nationale qui devait voyager le 27 décembre, l’avait finalement fait le 30 du même mois. Très déterminé, Ibenge avait démarré les entraînements avec les athlètes à sa disposition, jusqu’à l’arrivé des expatriés. Ces derniers ont commencé à affluer à partir du 3 janvier pour finalement jouer un match amical contre les Lions indomptables le 5 du même mois. Cette explication s’est soldée en faveur des Camerounais (2-0). Conséquence de la fatigue due au voyage certainement.
C’est d’ailleurs cette rencontre qui a permis au Coach Ibenge de trier les talents capables de défendre les couleurs nationales. Il a dans la même soirée, rendu public une version réduite de sa liste. Il faut le savoir, ce registre n’était pas du tout définitive car elle comportait 24 noms au lieu de 23 que la CAF recommandait. Alors que le temps pressait, Jean Florent Ibenge s’est montré patient. On le sait très bien, lorsqu’on introduit une liste au-delà de la date limite, s’ensuivent toujours les amandes. La RDC ne semble pas avoir échappé à la règle. Mais libre à lui-même, le Coach a soutenu que sa liste comprenait 24 noms et que ce n’était pas un tabou. C’est comme elle pouvait en avoir 22 ou 21, a-t-il répondu.
Sans doute que ce n’était pas en vain. C’était pour retester les 24 joueurs restants afin de voir qui retirer en dernier lieu (dossier Kabananga-Kage). Le match-test s’est joué contre le Club d’APEJES FC. Cette formation qui évolue dans le championnat camerounais et qui est engagé à la prochaine Coupe de la CAF, avait mordu la poussière face aux léopards (5-0). Ladite rencontre a permis aux fauves RD congolais de reprendre la confiance en eux après la défaite contre les Lions indomptables.
C’est seulement le choc contre les fauves zimbabwéens qui n’était pas au rendez-vous. Mais Ibenge avait toutes fois pris des dispositions pour mettre à profit cette journée. Les congolais ont joués entre eux. Ce qui est certain, est que l’équipe nationale de la RDC s’affiche en bonne forme jusque-là.
Ainsi face à toutes ces difficultés, les congolais ont prouvé qu’ils sont arrivés au Gabon de la meilleure des manières et qu’ils y sont pour défendre la nation d’abord, le reste après. Entre temps, au pays, toutes les prières sont en faveur des Léopards que tout le monde veut battre, comme l’a reconnu son entraineur..#Bahati Kasindi#Rdcongoleopardsfoot.com#

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